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MGV

(Modèle de Gestion pour la Viabilité des socio-écosystèmes)

Comment garantir la résilience des territoires ? Plus précisément, comment garantir le fonctionnement des écosystèmes, indispensable au maintien des conditions de vie des sociétés humaines, tout en préservant la viabilité économique des organisations qui y sont implantées ?

C’est à ces questions que la thèse entreprise par Ciprian Ionescu au sein de l’association ORÉE – co-financée par Compta Durable, LVMH, Veolia, et Yves Rocher – a cherché à apporter des réponses. Le MGV (Modèle de Gestion pour la Viabilité des socioécosystèmes) représente l’apport central de ces travaux.  Cet instrument collaboratif de gestion territoriale s’appuie en premier lieu sur une démarche d’adaptive management : un processus de gestion des systèmes naturels itératif et structuré, dirigé vers résilience écologique. Fondé sur l’apprentissage, il suppose d’adapter les pratiques de gestion selon les réponses du terrain. Les interactions entre recherche et gestion, et entre gestion et société civile sont donc au cœur de la démarche.

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Ce type de gestion, exigeant du point de vue environnemental, peut engendrer des répercutions économiques sur certains acteurs du territoire. D’un côté, les « bénéficiaires » de services écosystémiques peuvent en retirer des avantages (ex : amélioration de la qualité de l’eau pour les collectivités), de l’autres, les organisations « gestionnaires » du foncier peuvent être impactées négativement (ex : réduction de la surface agricole utile pour les exploitations). Pour pallier à ces désavantages, le MGV mobilise des instruments d’optimisation économiques et fiscaux, inspirés notamment des « paiements pour services écosystémiques ».